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Oristano, Tharros

 

 

La signalisation sarde (et probablement italienne) offre des surprises : les directions sont données avant un carrefour, mais ne sont pas répétées dans le carrefour. A Oristano, nous avons pour cette raison manqué une première aire de services, mais pas la seconde. Située à côté du terrain de sports, en forme de triangle, mais centre d'un giratoire, elle est parraînée par un club de tourisme, et offre eau potable et vidange des eaux grises.
Installés, et rejoints par un CC italien, la circulation ayant progressivement disparu, nous avons vu débouler une caravane tirée par une grosse voiture, puis une seconde, une trosième, jusqu'à six. Les immatriculations étaient disparates : suisses, lyonnaises, savoyardes ... Des gitans ... qui se sont installés en nous bloquant le passage, jacassant, bruyants (un groupe électrogène a été mis en marche). Puis cela s'est calmé pour se remettre à bourdonner (groupe compris) vers 2 heures du matin, à cause d'une voiture qui, allant trop vite, a percuté quelque chose.

A 8 heures le camp s'est éveillé : jacassements, ablutions, petits besoins des enfants dans la végétation, deux femmes ont commencé à suspendre le linge d'une énorme bassine entre deux poteaux. Et la police est arrivée, très calmement, sans sirène. Un policier est venu nous demander, dans un français parfait, si nous faisions partie du groupe, et nous a laissé tranquille sur notre dénégation. Les discussions entre policiers et gitans allaient bon train, et le linge a été décroché. Les italiens ont pu partir et nous aussi, après que les caravanes eurent manoeuvré.

Les ruines de Tharros sont situées sur le cap S Marco, à l'extrémité sud de la presqu'île de Sinis. La ville a été construite par les phéniciens sur les vestiges d'un village de la période prénuraghique, puis conquise au 3ème s. avant J.-C. par les Romains. Elle a brusquement été abandonnée vers l'an mille par les habitants qui s'installèrent à Oristano et laissée aux sables qui l'ensevelirent (Guide Vert). Une tour espagnole domine le site, où l'on reconnait les rues, les maisons et les principaux édifices officiels (temples, thermes, citernes). Le panorama alentour est beau, et la visite s'est révélée très intéressante.

En début d'après-midi, nous sommes allés au Museo Civico de Cabras, à quelques kilomètres, où l'on peut voir des objets trouvés sur différents sites archéologiques. Le billet est groupé avec celui de Tharros.

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